Les Havres Gris

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 où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre

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Lucile
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MessageSujet: où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre   Dim 28 Oct - 19:53



Je me suis dit qu’il était temps de vous présenter Christiane Singer !
Christiane Singer est probablement l’écrivain qui m’a le plus touchée dans chacun de ses livres et j’espère sincèrement qu’elle produira le même effet sur vous ! Son écriture est vibrante, dense, dynamique et très sincère. C’est quelque chose qui nous parle, souvent au-delà des mots. Elle arrive à nous transmettre sa passion et son amour de la vie, à nous arracher à nos inerties. Elle nous fait devenir grand.
J’ai déjà fait partager ma profonde admiration pour son œuvre à quelques uns d’entre vous, et je serais ravie de prêter ses ouvrages à ceux qui le désireraient.
J’ai choisi de vous présenter un extrait de son livre « où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? » pour différentes raisons. Tout d’abord, c’est un des vers de Silésius, le mystique allemand dont j’ai parlé dernièrement. Et c’est aussi le premier livre que j’ai lu d’elle, mon premier coup de foudre. Le titre surtout m’a vraiment attiré ; pour moi, une profonde vérité résidait en ces mots. C’est donc choisi le passage dans le début du livre où elle explique ce vers de Silésius.
Enjoy !


« Il est difficile au milieu du brouhaha de notre « civilisation » qui a le vide et le silence en horreur d’entendre la petite phrase qui, à elle seule, peut faire basculer une vie « Où cours-tu ? ».
Slogans, rythmes, musique à fond, logorrhée sournoise d’une radio toujours branchée, cris, appels nous incitant à courir plus vite, à laisser derrière nous les tombereaux de déchets, d’immondices qui nous produisons sans répit. Sans projet de civilisation, sans vision, nous ne faisons qu’amplifier la sono et foncer.
En fait ce mode de comportement est le plus ancien dont l’homme ait la ressource lorsqu’il y a danger : Fuis ! Sauve-toi ! Cours pour ta vie ! En courant, l’homme moderne tente d’esquiver la légion de fantômes à ses trousses, de succube et de zombies qu’il s’est créés lui-même.
Il y a des fuites qui sauvent la vie. Il en est qui la coûtent : la fuite devant soi-même. Et la fuite de ce siècle devant lui-même est celle de chacun de nous.

Il est essentiel de prendre soin de ce ciel en nous, invisible aux autres, de ce sanctuaire que la vie nous a édifié et que peuplent tous les intercesseurs, les messagers, ceux qui, de façon multiple, nous ont inspirés, conduits vers le meilleur de nous-mêmes. L’esprit ne nous rencontre jamais sous cellophane. Il a toujours un visage, un son de voix, un nom, une odeur. Il passe de regard en regard, de sourire en sourire.

Dieu ne dresse pas ses tentes au pays de la lamentation. Partout où résonnent et grincent suppliques, jérémiades et revendications, Il ne comparaît pas. Son absence hante depuis toujours ces régions. Il nous veut sortis des marécages de la lamentation et des désespérances – en dépit de tout. Il nous veut ailleurs.
« Où cours-tu ? »
Le lieu où nous atteint cette flèche n’est pas indifférent. Il se situe à la bifurcation de nos destinées et ne doit pas être compris comme un reproche. Comment une course pourrait-elle être suspendue s’il n’y avait eu auparavant qu’immobilité ?
Il existe certes une frénésie contemporaine, une agitation aiguë dont la contrepartie est l’effondrement, le collapsus, le passage redouté du désordre furieux à l’entropie.
Mais le mouvement que suspend la question : « Où cours-tu ? » est inscrit, lui, dans une autre dynamique de vie. Il contient la formule secrète du retournement, de la conversion et suppose que la course sauvage a aussi qualité de quête sauvage.

Le paysage est si vaste à l’intérieur d’un seul homme que toutes les contradictions y veulent vivre et y ont place. Pour ma part, je ne trouve rien à renier. L’appel salin et âcre du cri me reste au cœur. Cours aussi vite que tu le peux, camarade, hors des miasmes morbides du marécage contemporain. Il est à tes trousses, ce vieux monde moderne qui transforme tout ce qu’il touche en chiffres, en bilan, en plastique, en béton, en spots publicitaires ! Il transforme des êtres de chair et de sang en signes abstraits, les voue corps et âme aux mythes dérisoires du succès, du record, de la compétition ! Cours plus vite encore pour n’être pas dépouillé de l’élan sacré qui t’habite, pour échapper à la démonie de l’insignifiance, à la déchéance de la prise en charge des hommes libres !

Si nous éludons la prochaine étape, nous refusons de faire preuve d’humanité – c’est-à-dire de transformation. Pour le prochain pas qui nous attend il fat avaler sa salive : « A quoi bon courir, camarade ? Ne sais-tu pas que le vieux monde c’est toi ? »
Le travail de l’enfantement est dès lors engagé !

Tout ce qui m’indigne, me révolte, me désespère est inoculé dans mes veines. Que celui qui n’a jamais laissé médire d’un ami devant lui me jette la première pierre. Que celui qui n’a jamais laissé macérer sa vie dans le mépris, l’indifférence, la grisaille me juge. Que celui qui n’est jamais descendu dans l’enfer de l’insignifiance (c’est comme ça… on n’y peut rien… d’ailleurs ils l’ont dit à la télé…) me condamne. Que celui qui n’a pas cru – pas souhaité pour être enfin laissé en paix – que la mort et le non-sens aient le dernier mot me montre du doigt.
C’est notre participation muette à tout ce qui a lieu sur terre, notre coresponsabilité qu’il s’agit de reconnaître. Seul celui qui a osé voir que l’enfer est en lui y découvrira le ciel enfoui. C’est le travail de l’ombre, la traversée de la nuit qui permettent la montée de l’aube.
Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
Désormais les mots vont se dérober.
Car le ciel est comme la traîne de la mariée que les enfants viennent toucher pour y croire.
Le ciel c’est de pressenti que tout ce que je ne mettrai pas au monde de gratitude et de célébration n’y sera pas.
Le ciel c’est la reddition, la fin de la croisade, les armes baissées.
C’est la goutte de miel de l’instant sur la langue. »
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San

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MessageSujet: Re: où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre   Lun 29 Oct - 19:26

Où cours tu? Bien sûr il fallait s'en douter qu'il allait tomber sur ce forum un de ces jours. Comme de par hasard, ça me rappelle que c'est un livre que m'a offert la Oh Vénérée Hôte de ces lieux.

Beaucoup de choses à dire sur ce livre...

...que je ne dirai pas. Je n'ai toujours pas fini de le lire. Et oui. Je le lis chapitre par chapitre avec un long moment entre chaque. C'est tellement dense et ça me prend tellement aux tripes, que je n'ai pas encore de recul nécessaire pour en parler.

La nuit, quand je ferme les yeux, je me vois courir...
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Kamui

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MessageSujet: Re: où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre   Ven 2 Nov - 0:51

Que dire? Tout est dit lorsque l'on parle de Christiane Singer. Une rencontre littéraire qui m'a transformé.
Je ne sais comment expliquer ces gigantesques bouleversements engendrés par la lecture de quelques lignes, une vision radicalement modifiée au fil de ses livres.

A découvrir, tout simplement.
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Edward



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MessageSujet: Re: où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre   Jeu 8 Nov - 1:43

Le fait de fuir le brouhaha, les spots et slogans est peut être l’une des caractéristiques de notre modernité, non l’inverse. Le passage d’une civilisation fondée sur l’omniprésence du groupe à une autre, affirmant (et même créant) le concept de sujet et donc fondant la possibilité de l’introspection, est un thème classique de l’historiographie (parallèle en bien des aspects aux descriptions diverses de l’émergeance de l’Etat et plus précisemment de l’Etat de droit). On en trouve l’une des descriptions historiques les plus connues chez Ariès ou, dans une certaine mesure, chez des anthropologues comme Clastres qui montrent à leur façon cette évolution. Je ne suis donc pas certain de la pertinence d’une condamnation (qui ne se veut d’ailleurs pas telle) des caractéristiques d’une modernité que je serai plus prudent à qualifier.

Je me montrerai aussi plus prudent quand à ce que Dieu veut de nous car je ne suis pas persuadé qu’il soit très sain de se vouloir son porte-parole.
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Sil

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MessageSujet: Re: où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre   Jeu 8 Nov - 23:15

Rien que ce passage me retourne! Notemment tout le côté enfer intérieur. Moi qui est passé ma vie à fuir et à me débattre, qui ai visité dans ses tréfonds (ou tout du moins pas loin) mon enfer, je ne peux qu'être interpelé par un tel discours.
S'il y a bien quelque chose que je commence à comprendre, c'est bien que ce qui nous pousse à courir, nos démons, existent bien mais prennent cette apparence monstrueuse de notre fait.
Nous sommes capable du meilleur comme du pire, d'autant plus vis-à-vis de nous...
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Kamui

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MessageSujet: Re: où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre   Sam 10 Nov - 15:13

Ce que je comprends des mots de Christiane Singer est qu'il est très facile de se perdre parmi tout ce brouhaha extérieur.
Il est donc important de se recentrer en effet mais ce n'est pas pour autant une invitation au repliement sur soi. Il s'agit certes d'un passage obligé mais ce n'est pas une fin en soi. C'est une étape nécessaire pour pouvoir ensuite se tourner vers l'autre et l'accueillir.

La fuite de ce brouhaha n'est pas symptomatique de notre société car de nombreuses personnes arrivent très bien à en faire partie intégrante. Et de toute façon , la fuite est vaine puisque le brouhaha est en nous. Il nous faut intégrer ce fait.

Je suis d'accord sur le fait qu'il ne soit pas sain de se faire le porte parole de Dieu (combien de guerres de religion en Son nom?). Dieu n'attend rien de nous (nous en avons déjà débattu dans un autre sujet il me semble).
Après je pense que Christiane parle du Divin en nous et pas du Dieu en général.
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Lucile
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MessageSujet: Re: où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre   Lun 12 Nov - 16:35

Je trouve très intéressant la façon dont ce passage résonne pour chacun d'entre nous.
Je ne pense pas que C. Singer tente de faire une condamnation de la modernité, ni même une explication sur ce phénomène. Je pense comme Kamui qu'elle s'attaque plus à l'effet de la modernité sur nous. Mais comme elle le souligne, la fuite n'est pas un phénomène récent;
Je ne pense pas d'ailleurs qu'elle veuille démontrer quoi que ce soit, mais plutôt nous faire part de son ressenti. Pour moi, son écriture est une prose, faite pour nous toucher à un niveau plus émotionnel qu'intellectuel.

C'est un problème assez général en spiritualité: comment démontrer que quelque chose est dans un domaine où on ne peut avoir aucune certitude. Pour moi, c'est vraiment un domaine où l'équilibre entre le ressenti et le rationnel est difficile à trouver.

Quant au fait qu'elle se fasse le porte-parole de Dieu... pour moi, elle se fait UN porte-parole d'une part. Et d'autre part, il est difficile de parler de Dieu, ou du divin, sans développer sa propre vision de Dieu.

Concernant le brouhaha dont elle parle, moi j'en comprends qu'elle décrit un mode de vie qui nous pousse à fuir un regard honnête sur soi-même. Le retournement s'opère déjà quand on s'en rend compte (c'est qu'on en est déjà un peu sorti...) et quand on prend conscience que ce brouhaha se trouve en fait à l'interieur de nous.
Pour moi, elle parle de la foule de nos préoccupations, qui permet d'éviter des introspections douloureuses. Mais ce n'est qu'à ce prix qu'on peut retrouver notre identité. Et pour moi, toute la question est là; que sommes-nous, une fois que nous nous sommes dépouillés des caractéristiques de notre identité qui viennent de l'extérieur? Que sommes-nous quand on enlève l'amie, l'étudiante, la fille, la soeur, celle qui aime ceci ou cela, celle qui a telle qualité ou tel défaut, celle qui a tel passé? Que reste-t-il?
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pelote

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MessageSujet: Re: où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre   Mar 13 Nov - 15:40

Je suis assez d'accord avec la vision de lucile.

Personnellement, je viens de lire ce passage et il m'a coupé le souffle en quelque sorte. Effectivement, il m'a plus interpellé émotionnellement qu'intellectuellement.

je pense moi aussi que le monde moderne, et en fait notre environnement en lui-même quelque soit les âges, nous apporte des distractions de l'esprit qu'on prend avec désespoir comme une bouet de secours pour éviter de penser.
Parce que quand on pense, on touche parfois à des choses douloureuses, des choses qu'on ne veut pas approcher parce qu'elles nous obligent à remettre en question pas mal de trucs qu'on pensait bien rangé dans les petites boites de notre esprit.
Alors on saisit les occupation que nous procure le monde extérieur pour ne pas voir le monde intérieur, espérant ainsi qu'i cessera de nous hanter.
Pourtant une introspection est nécessaire dans le cours de la vie car elle permet de mieux se connaître, de connaître nos vraies attentes de la vie et non ce qu'on nous dit d'attendre d'elle (boulot pépère, pavillon de banlieue, enfants et berger allemand).
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Lucile
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MessageSujet: Re: où cours-tu? de C.Singer lundi 29 octobre   Mar 27 Nov - 12:21

En relisant plusieurs messages de Pelote,j'ai été interpellée par un thème qu'elle développe, que je trouve très important, celui du Divertissement. Il serait sympathique qu'Edward nous en dise un peu plus, mais voilà ce que j'en pense.
Tout comme Dame Pelote, il me semble que notre vie est organisée pour éviter de faire face à l'angoisse suscitée par ces questions. Pendant des milénaires, l'homme a été entièrement préoccupé par sa survie, ce qui laisse peu de place à l'angoisse existencielle. Quoique la beuverie traditionnelle du dimanche après la messe peut laisser penser que même le paysan du moyen-âge n'en était pas indemme. Le divertissement, l'art sous toute ses formes, le jeu sont naturellement nés des couches de la population en butte au vide, au temps disponible.
Maintenant, la situation est quand même différente: la majorité de notre temps est du "temps libre". Que faire? Et bien, nous nous inventons des passions, des goûts, mais aussi nous nous inventons des obligations! On travaille plus pour consommer plus, pour remplir toujours plus le temps libre qui reste. Le déseuvrement, la paresse, l'ennui sont les nouvelles plaies de l'humanité.
Vous avez déjà peut-être fait face à ce vague dégoût de vous-mêmes, ce sentiment nauséeux quand après une journée à avoir rempli votre pc des musiques que vous aimez, vous vous demandez finalement à quoi cela sert. Ou au début des vacances, l'horrible sentiment de vouloir faire quelque chose de ce temps, tout en sachant au fond de vous qu'à la fin vous ne vous souviendrez même pas de ce que vous avez fait. Ou quand vous vous apercevez qu'une de vos passions s'est éteinte et que vous vous surprenez à réfléchir à ce que vous allez faire de ce temps et de cet argent libre.
Ce n'est pas facile à expliquer, je sais pas trop si vous me suivez..

Pour moi, ce sentiment atteint son apogée à l'orée de notre vie "choisie". On se rend compte qu'on s'est fixé plus ou moins consciemment des objectif pour la remplir. Sans arriver au pavillon de banlieue et au berger allemand, tout simplement désirer passer sa vie avec un conjoint que l'on aime, dans une maison que l'on aime, avec un job qu'on aime, en caompagnie d'enfants/chats/chiens que l'on aime.... ça rermplit une existence! Et il est très réconfortant de s'apercevoir qu'il y a une ligne directrice. En fait il est quasiment impossible de s'imaginer vivre sans cette ligne directrice, non?
Même la spiritualité, la quête de sens sont finalement des façosn de remplir ce vide. La recherche permet de lutter contre le vide, en ce disant qu'il y a forcément quelque chose d'autre que ce vide, quelque chose qui donne un sens à ce vide, nous donne un but, donc une ligne directrice (le paradis, l'illumination, le bien-être). Bien sûr, dans toute spiritualité, atteindre ses buts est souvent décrit comme impossible dans cette vie-là, sauf à la fin peut-être. Hé oh, il faudrait quand même pas perdre trop vite la raison d'être qu'on s'est trouvé...
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